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jeudi 19 octobre 2017

Sainte Thérèse et Co.





Sainte Thérèse et Co.
Le dimanche 15 octobre nous avons célébré la fête de Sainte Thérèse. Nous, les Carmes, nous l’ appelons "la Sainte Mère" parce qu'elle a réformé la famille du Carmel. Une femme forte, pleine d'amour pour Dieu et pour l'Eglise, qui a réussi à constituer une nouvelle famille, en commençant par les moniales, et en continuant avec les Pères.
Une des chapelles de Bozoum est dédiée à cette Sainte, et le dimanche nous y avons célébré la Messe. Précédée par trois jours de préparation, la fête était un grand moment de prière et de joie.
Le nombre de réfugiés à Bozoum reste élevé. Malheureusement, la situation dans le Nord reste tendue. Comme prévu, l'opération des Casques Bleus pour «libérer» la zone de Bocaranga s'est avérée être une opération de façade. Les rebelles n'ont pas été vaincus, mais ils n'ont bougé que de quelques kilomètres et poursuivent leurs actions criminelles. Hier j'ai reçu des témoignages d'actes de violence sexuelle à Nzoro, non loin de Ngaundaye, par des éléments du MPC ...
Entre samedi et lundi, il y a eu deux distributions pour les personnes déplacées. De la nourriture, grâce au PAM (Programme mondial pour l’Alimentation), puis du matériel pour la cuisine, des couvertures, des nattes, des bâches  et des seaux fournis par le HCR (Haut Commissariat pour les Réfugiés).
Et mardi, l'école pour les réfugiés a commencé. L’Inspecteur du Fondamental 1 a mis à disposition une école pour les après-midi, et nous avons commencé avec 8 classes, et 210 élèves, qui vont bientôt augmenter.
Mardi matin je suis parti de bonne heure à Bangui pour accueillir quelques sœurs de la Congrégation indienne de la Mère du Carmel. C’est un moment important, car elles sont sur le point d'ouvrir une deuxième maison dans le pays,  à Bangui, et sont arrivées trois sœurs (Sr Pradeeba sr.Nirmal et de l'Inde, et Sœur Catherine du Malawi), accompagnées par la Vicaire générale.
Le jeudi après-midi nous partons pour Bouar, où nous arrivons tard le soir, accueillis par les enfants du séminaire de la  Yolé avec une grande fête.
C'est un nouveau pari qui s'ouvre. Nous travaillons avec les sœurs indiennes depuis plus de 25 ans et après quelques mois à Bouar, elles retourneront à Bangui pour œuvrer spécialement pour la promotion des filles et des femmes.

Cappella Santa Teresa
la Chapelle de Sainte Thérèse





distribuzione viveri
distribution des vivres


Distribuzione secchi, coperte, zanzariere, materiale cucina
Distribution de seaux, couvertures, moustiquières, oustensiles de cuisine

école déplacés

l'arcobaleno, segno di benevenuto per le suore indiane


Sr Grace, sr Catherine, Sr Pradeeba, Sr Nirmal

vendredi 13 octobre 2017

Déplacés.2





Déplacés.2
Nous continuons à travailler avec les personnes déplacées. Leur nombre reste relativement stable, environ 3 800 personnes.
Le «machin»  des ONG et Agences des Nations Unies s’est révélé assez efficace, et commencent à arriver les premières réponses, même si cela prend souvent beaucoup de temps pour prendre en charge toutes les formalités administratives.

C’est pour cette raison que, en plus des médicaments achetés, mardi nous avons acheté aussi 2,6 tonnes de riz, que nous avons immédiatement distribué à plus de 700 familles. Et tout cela en grande partie gràce à l'aide de la République Tchèque et de Siriri.org. Avec la Croix Rouge nous avons ouvert un petit dispensaire, qui prend soin principalement des personnes déplacées, qui viennent avec une Carte de Déplacé, que nous avons préparé pour chaque ménage.
Juste à ce moment, nous recueillons les inscriptions pour les écoles, et nous espérons ouvrir une école pour les réfugiés dès lundi.
La solidarité est très grande, peut-être parce que beaucoup ont encore dans leur cœur ce qu’ils ont vécu pendant près de deux mois entre Décembre 2013 et Janvier 2014, quand ils étaient réfugiés ici à la Mission. Le dimanche il y avait un beaux offertoire et le mouvement de Saint-Vincent a apporté de la nourriture et du savon, que nous avons immédiatement distribué.
La situation à Bocaranga reste très incertaine. Il y a eu une opération militaire par les Casques Bleus, mais nous craignons que les rebelles, qui se sont simplement déplacés à quelques kilomètres de là, puissent revenir après  quelques semaines, lorsque les Casques Bleus quitteront.
Samedi après-midi est arrivé à Bozoum un contingent de Casques bleus. Nous avons dû travailler dur pour amener les gens à les accepter, parce qu'ils craignent que leur présence pourrait être un prélude à une occupation de Bozoum par les rebelles ...
Mardi matin je suis descendu à Bangui, pour accueillir notre supérieur provincial, p.Saverio et la Supérieure des sœurs indiennes qui sont à Bouar, qui envisagent d'ouvrir une maison à Bangui.
Jeudi matin, nous partons avant 5h pour arriver à Bouar vers 13h. Après avoir quitté les sœurs, je rentre enfin  à Bozoum, après 600 km de route et 11 heures de conduite.


la San Vincenzo con i doni per gli sfollati


Il riso di Bozoum




P.Saverio e p.Federico




vendredi 6 octobre 2017

3.222 trois mille deux cent vingt-deux





3.222 trois mille deux cent vingt-deux
Ils continuent d’arriver ! Il y a encore des centaines de personnes (enfants, adultes, personnes âgées, femmes enceintes) qui fuient le pire et qui arrivent à Bozoum. La ville de Bocaranga, prise par le mouvement rebelle 3R le 23 septembre, est, pour l'instant, fermement entre leurs mains, et presque toute la population a pris la fuite.
Samedi 30 septembre nous commençons le recensement. Avec l'aide des délégués, choisis par les personnes déplacées, et des bénévoles de Caritas et d'autres ONG, chaque famille se présente et nous enregistrons les données, en accordant une attention particulière aux femmes et aux enfants. Nous saisissons ces données sur l'ordinateur, et pour l'instant il y a 3 222 personnes, dont 2 137 enfants.
La solidarité de beaucoup de gens grande: qui ouvre les portes de sa maison, qui apporte quelque chose à manger, qui aide à nettoyer les écoles et les espaces pour accueillir tout le monde. Le dimanche matin à la messe, le mouvement de la Légion de Marie organise rapidement un offertoire pour les personnes déplacées: il y a des arachides, du manioc, du riz, du pain, du savon, des vêtements.
Beaucoup d'organismes sont alertés. De Prague, l’ONG Siriri et le ministère des Affaires étrangères viennent au secours. Même un petit groupe d'amis italiens, réunis pour une grillade, recolte 150 euros pour les déplacés! Belle générosité!
Mardi, le matin, nous célébrons la messe pour tous les élèves de nos écoles (Maternelles, Primaire, Collège, Lycée, alphabétisation): un foule d'enfants et d'adolescents envahit l'église!
Mercredi après-midi je pars pour Bouar. Dans les 70 premiers kilomètres, il y a 17 barrières des antibalaka, armées de fusils et autres armes: une chaque un peu plus de 4 km! Naturellement, je m'arrête à chaque barrière et commence un dialogue surréaliste avec ces jeunes gens qui disent vouloir défendre le pays, mais en même temps se permettent d'arrêter chaque véhicule ou moto et ils se font payer.
Le jeudi matin, nous nous retrouvons dans la session diocésaine, la réunion annuelle qui regroupe toutes les paroisses. Cette année, compte tenu de la situation, la réunion est réduite à un seul jour. Mais c’est magnifique et émouvant d'écouter le témoignage de nombreux pères, sœurs et catéchistes qui sont témoins de la présence de Dieu le Père dans les zones les plus dangereuses. Près de la moitié du diocèse est menacée: certaines villes sont théâtre d'affrontements (Ngaundaye, Ndim, Bocaranga, Niem) et beaucoup d’autres centre accueillent  les déplacés (Bozoum, Bouar).
Vendredi matin, nous nous retrouvons avec d'autres curés, des sœurs et des catéchistes des régions les plus touchées, et nous essayons de nous organiser pour mieux aider les gens. Et beaucoup partent avec des médicaments de base pour soigner les personnes déplacées.
Octobre est le mois missionnaire, et nous commençons comme ça, avec tant de peine pour les pauvres gens qui souffrent et fuient. Avec tant de peine pour les victimes (meurtres, pillages, viols). Avec tant de peine pour les groupes armés, les auteurs de tout cela. Et avec tant de peine pour ceux qui pouvaient et devaient faire quelque chose, et ne l’ont pas fait.
 


i doni dell'offertorio per gli sfollati



Alzabandiera al Lycée St Augustin

Messa per gli alunni




I medicinali per gli sfollati
Les médicaments pour les déplacés