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vendredi 22 juillet 2016

Cameroun






Cameroun
Arrivé vendredi en fin de matinée à Yaoundé, capitale du Cameroun, j’y suis resté pendant quelques jours.
Samedi, le 16 Juillet, nous avons célébré ensemble avec les Carmes la grande fête de Notre-Dame du Mont Carmel. La célébration a lieu dans notre paroisse de Nkoabang, qui fête ses 60 ans depuis sa fondation. Avec quelques pères italiens, le Provincial de la Province de Milan (responsable de la Mission au Cameroun) les frères camerounais, nous prions  ensemble la Vierge Marie, que nous vénérons comme Mère et Beauté du Carmel, exemple et guide dans la vie de la consécration et de la prière, elle qui  «méditait ces évènements  dans son cœur», comme disent les Evangiles.
Le dimanche nous nous trouvons à nouveau ensemble pour un autre moment très intense: l'ordination de deux jeunes carmes camerounais: le fr.Martial et le fr. Jean Baptiste. Il y a beaucoup de prêtres qui ont concélébré avec l'archevêque de Yaoundé. Il y a beaucoup de prière, mais aussi beaucoup de beaux chants et une liturgie très animée et participée.
Dans l'après-midi je vais chez les Carmélites. Au Cameroun il y a trois monastères, et dans celui de Yaounde il y a quelques religieuses Italiennes et d'autres Camerounaises. Je reste avec elles pendant quelques heures, et je présente la Mission en Centrafrique, et je parle longuement de la visite du Pape à Bangui.
La Centrafrique  est l'un des rares pays où il n'y a pas encore les carmelites de clôture ! Et nous prions et espérons que, tôt ou tard, il y aura un monastère de Carmelites, ces femmes pleines de Dieu, pleines d'humanité.
Lundi matin je commence le  voyage de retour. Je pars à 6h, et vers 17h, après environ 750 km, j’arrive à Bouar, où je passe et je repars le lendemain. Je passe par la route directe, ce qui me permet d'économiser 150 km. J'ai un peu peur, parce que quelques jours avant un confrère, p.Anastasio, est resté coincé sur un pont, avec la machine en équilibre instable... Dieu merci, je peux passer et à 11h30 je suis enfin à la maison, à Bozoum.
Ici le travail progresse, et jeudi nous avons posé la première des trois parties de la grande charpente de 31 mètres. Voici une petite vidéo: https://www.dropbox.com/s/78puqotf6aqlmc8/luglio%201%20HD.mp4?dl=0












samedi 16 juillet 2016

Les femmes et la Mission



Les femmes et la Mission
Le dimanche passé, 10 juillet, nous avons cloturé l’année scolaire du Centre de Formation Féminine “Cana” de Bozoum. C’est un Centre que nous avions ouvert, il y a quelques années, pour permettre aux femmes de recevoir une formation (pendant 3 ans) dans plusieurs domaines : Maths, Français, puériculture, hygiène, coupe, couture, cuisine, alimentation, broderie…
C’est une activité que nous aimons beaucoup. Dans la société centrafricaine la femme est au cœur de la maison et de la famille, mais souvent sont rôle est peu considéré. Pratiquement toute l’administration et le soin de la famille pèse sur elle. Et, malheureusement, les filles ont peu de chances de poursuivre les études.  Souvent, après quelques année aux Primaires, les petites filles abandonnent l’école pour s’occuper des petits frères et sœurs, et de la maison.
Et c’est pour cette raison que nous avons ouvert ce Centre, dans lequel beaucoup de filles et de femmes reçoivent une bonne formation, qui leur permettra de commencer quelque petite activité et ainsi avoir une certaine autonomie, et aussi de mieux s’occuper des enfants et de la famille.
Le Centre a reçu le nom de « Cana », en mémoire de la page de l’Evangile, dans laquelle Marie insiste et obtient de la part de Jésus le premier miracle, qui est en même temps le commencement de l’action publique du Messie.
Le mercredi j’ai repris la route, destination le Cameroun (un millier de Km). J’ai fait la route directe de Bozoum à Bouar, rouverte dernièrement, après une douzaine d’années… J’ai eu quelques aventures à cause de la boue, mais j’ai pu passer, et maintenant je suis à Yaounde, chez les confrères Carmes.










Les femmes et la Mission



Les femmes et la Mission
Le dimanche passé, 10 juillet, nous avons cloturé l’année scolaire du Centre de Formation Féminine “Cana” de Bozoum. C’est un Centre que nous avions ouvert, il y a quelques années, pour permettre aux femmes de recevoir une formation (pendant 3 ans) dans plusieurs domaines : Maths, Français, puériculture, hygiène, coupe, couture, cuisine, alimentation, broderie…
C’est une activité que nous aimons beaucoup. Dans la société centrafricaine la femme est au cœur de la maison et de la famille, mais souvent sont rôle est peu considéré. Pratiquement toute l’administration et le soin de la famille pèse sur elle. Et, malheureusement, les filles ont peu de chances de poursuivre les études.  Souvent, après quelques année aux Primaires, les petites filles abandonnent l’école pour s’occuper des petits frères et sœurs, et de la maison.
Et c’est pour cette raison que nous avons ouvert ce Centre, dans lequel beaucoup de filles et de femmes reçoivent une bonne formation, qui leur permettra de commencer quelque petite activité et ainsi avoir une certaine autonomie, et aussi de mieux s’occuper des enfants et de la famille.
Le Centre a reçu le nom de « Cana », en mémoire de la page de l’Evangile, dans laquelle Marie insiste et obtient de la part de Jésus le premier miracle, qui est en même temps le commencement de l’action publique du Messie.
Le mercredi j’ai repris la route, destination le Cameroun (un millier de Km). J’ai fait la route directe de Bozoum à Bouar, rouverte dernièrement, après une douzaine d’années… J’ai eu quelques aventures à cause de la boue, mais j’ai pu passer, et maintenant je suis à Yaounde, chez les confrères Carmes.










vendredi 8 juillet 2016

Le dentiste est enfin à Bozoum!







Le dentiste est enfin à Bozoum!
Depuis quelques années nous avions ouvert une clinique dentaire à Bozoum, à travers l'Association « Amici per il Centrafrica ».  Plusieurs dentistes sont venus pour des périodes, puis nous avions choisi d'investir sur un jeune infirmier, originaire de la capitale, Bangui. Nous l’avions fait étudier et il a travaillé à Bozoum jusqu'à Octobre 2013, quand il a choisi de quitter parce qu'il avait peur que la situation du pays ne dégénère.
Depuis lors, la clinique dentaire était fermée. Mais ces jours-ci, nous avons pu rouvrir. A Bouar, à 250 km, il y a un volontaire italien, Fariselli Alberto, qui travaille dans une autre mission. Nous l’avons invité, et toute la semaine il était occupé pour enlever les dents, faire des obturations, préparer des prothèses... pour beaucoup de gens, heureux, aussi parce que le dentiste le plus proche est à Bangui, à 400 km de Bozoum ...

Ces jours-ci les travaux de l'église ont continué. Nous avons préparé une grande charpente pour la zone du presbytère: elle est longue plus de 31 mètres! Pour l'instant, une partie est prête, et nous espérons la mettre en place la semaine prochaine.
Je pense que vous vous souviendrez de Hyppolite, un garçon de Bozoum, qui est paralysé suite à  un accident à l'école. Depuis environ un an il est en Italie, Savona, où il est traité et suivi.
Voici quelques nouvelles de la part de Emanuela, la maman qui accueille notre Hyppolite:
En attendant d'aller à la messe de Saint-Pierre je t’écris quelques nouvelles. Hyppolite est  très bien, très poli, et pour cette raison il est aimé par tout le monde. Il poursuit sa formation d'escrime mais il va  arrêter maintenant pour la pause estive.
À l'école, il va bien: il a passé l'épreuve d'Italien avec la note de100 sur 100, et il est estimé pour  le sérieux,  pour l'intelligence et la politesse. Les enseignants sont en train de voir comment le faire poursuivre ses études.
Pendant l'été, un de mes amis lui fera un peu de leçons de mathématiques et  avec Alessandra il va approfondir la grammaire italienne.
La santé est très bonne: depuis Octobre il n'a pas de fièvre et il s’est beaucoup renforcé.
L’hôpital Santa Corona a organisé une hospitalisation de 15 jours, prévue dans quelques mois, pour faire quelques constatations plus précises sur la situation des voies urinaires, sur la posture, et sur les aides dont il a besoin, en particulier pour le fauteuil roulant parce que il a grandi…. Aujourd'hui, il a fait sa première baignade dans la mer ... Et il a découvert que l'eau est salée…
Je dirais qu'il est parfaitement inséré. Il aurait besoin d'un ami de son âge, mais n’allant pas encore à l'école c’est un peu difficile. Cependant, entre la salle de gym pour l’escrime, la plage et tout ce que nous espérons qu'il puisse avoir des amis en dehors de la famille. A bientôt, Emanuela

Merci à toute la famille (papa Fiorenzo, maman Emanuela, et les enfants Alessandra et Daniele), la famille italienne de Hyppolite.